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Julien Casalta et Pascale Gandoin de Zerbi

Architectes Associés

3 Boulevard Général Giraud - 20200 Bastia

TEL: (+33) 04 95 48 43 45

 

  • CGZ ARCHITECTURE

CENTRE CULTUREL

CORBARA HAUTE CORSE

Construction neuve

Construction d’un centre culturel

Corbara

Concours LAUREAT

Mairie de Corbara

CGZ ARCHITECTURE co-traitant + A Fabrica Architettura mandataire

INGENIA BET structure - Economiste - OPC + EKIUM BET Fluide + ROUCH BET Acoustique + DOMENE BET qualité environnementale + SARAH TENDAM Paysagiste

412 m2 S.P

1 000 000 euros HT 

TYPE D'OPERATION

PROGRAMME  

LIEU 

ETAT D'AVANCEMENT

MAITRISE D'OUVRAGE

MAITRISE D'OEUVRE

 

BET

SURFACE

MONTANT DES TRAVAUX

Concevoir un bâtiment à vocation culturelle sur un site qui, par la présence de son église nous impose humilité et discrétion est un véritable défi.

Tout l’enjeu de l’intervention réside dans son intégration et sa « effacement ».

Ce projet nous impose en tant que concepteur d’appréhender, au delà des enjeux immédiats liés au bon fonctionnement d’un espace culturel et polyvalent, de réfléchir aux notions de spécificités locales du lieu, de son caractère paysager, de sa topographie, de ses composantes intrinsèques et des possibles réinterprétations projetées.

Il est de notre rôle de composer avec l’existant, avec ce qui représente l’image même de ce lieu remarquable, ouvert sur le grand paysage.

Le site de l’équipement culturel par sa situation urbaine, est sensible. Il nous parle de ce qui constitue Corbara, le centre du village, son église et le grand paysage.

Tout commence par une promenade, une déambulation dans Corbara avec sa déclivité et ses perspectives. Le prolongement de cette géographie devient un sol reconstitué qui se retourne et forme le bâtiment, un paysage fabriqué par l’homme. L’essence du projet est de réaliser un édifice qui devienne paysage, et mette en valeur le site et son église.

Autrefois très cultivé, le piémont de Balagne constituait le «jardin de la Corse» avec ses champs de céréales et ses vergers fruitiers. À l’écart des cultures, dominant les plaines fertiles et les pentes aménagées en terrasses, dont les traces sont encore lisibles, sont restées la caractéristique principale de l’ancien jardin Balanin.

Ces murs en pierres sèches sont aujourd’hui les vestiges d’une cultivation ancestrale. Ces terrains familiaux étaient rendus praticables et cultivables par la réalisation de murs en restanques sinueux épousant la topographie du lieu pour permettre la création de plates-bandes.

Forts de cette analyse contextuelle nous avons guidé notre conception par la volonté de proposer un bâtiment à l’image identifiable et évocatrice du lieu et de la fonction qu’il abrite. L’enjeu double est en effet de proposer un ensemble cohérent et fonctionnel tout en donnant une identité en relation avec le site d’intervention.

Cette logique d’intervention permet de brouiller les pistes et de réduire les frontières entre le bâti et les restanques paysagères du théâtre de verdure. L’ambiance extérieure s’inspire donc pleinement du contexte paysager dans lequel est implanté le bâtiment avec une place, laissée prépondérante au piéton.

Notre démarche de l’utilisation du «bon matériau au bon endroit dans la bonne quantité», nous amène à proposer la réutilisation d’un maximum de pierres des murs déconstruits sur site pour la construction des murs de la façade sud du bâtiment et des murs de restanques. Cette construction se basera sur des techniques de mur maçonné hourdé à la chaux locale et peu consommateur d’énergie grise. Le projet met aussi l’accent sur l’utilisation de bois local (pin Laricio, pin maritime) pour la réalisation des occultations.